En consultant mon catalogue, une évidence s’impose : une bonne partie des romances historiques que j’ai traduites se déroulent en Écosse.
Depuis l’avènement du roman historique, mêlant événements réels et aventures imaginaires, c’est une terre qui fait rêver, toile de fond sauvage, héroïque et mélancolique.
De nombreux romans traduits sur l’Écosse
Je pense notamment à des ouvrages de Lauren Smith, comme Un baiser pour l’Écossais. Mais également à la série “Les Demoiselles des Highlands” de Tanya Anne Crosby, ou encore “Le clan Graham” par Suzan Tisdale. Certains livres, comme Une légende des Highlands, m’ont même emmenée en territoire picte.
Ces autrices ont leur propre façon de peindre l’Écosse. On y retrouve tout de même certaines constantes : une bonne dose d’humour, des clans divisés entre eux ou unis contre les Sassenachs, et des femmes courageuses qui refusent un destin tout tracé.
L’Écosse comme expérience personnelle
Avant d’être traductrice, j’ai eu la chance d’habiter et de travailler en Écosse. D’abord aux îles Shetland, puis à Glasgow, avec des voyages réguliers à Inverness, Édimbourg, Stirling, Ayr…

J’en garde des souvenirs impérissables : la lumière toujours changeante sur la baie de Scalloway, l’odeur des boutiques de nourriture au petit matin, la collection Burrell, la bruine cinq fois par jour…
Glasgow, à l’époque, était la ville parfaite pour passer quelques années de sa vingtaine : vibrante, un peu brute, mais profondément vivante.
C’est devant les vastes étendues autour de Glencoe que j’ai compris pourquoi l’Écosse inspire autant la romance.
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Des Highlands à la fiction
L’influence écossaise ne s’arrête pas à mes traductions.
Elle s’est glissée dans ma propre écriture, notamment dans ma trilogie Sauter le pas.
À travers Liam, l’un des personnages principaux, et la maison d’édition fictive Fantasifemme, j’ai voulu jouer avec la figure du Highlander romantique : celui qu’on voit sur les couvertures de romans : fier, musclé, cheveux au vent, kilt au genou et claymore à la main.
Les couvertures kitsch de Fantasifemme représentent souvent Carlo, un mannequin vedette italien (librement inspiré de Fabio, l’icône des années 90).
Elles incarnent cette imagerie entre ironie et fascination, entre parodie et hommage.
Ces figures de Highlanders représentent plus que la force physique : elles symbolisent la liberté, l’honneur et la loyauté, des valeurs intemporelles qui nourrissent l’imaginaire et font vibrer les lectrices… dont Emma, mon héroïne.
Conclusion
Ayant passé mes 20 ans entre le Royaume-Uni et la France, revenir vers ce pays majestueux qu’est l’Écosse durant mes 30 ans, ne serait-ce qu’à travers le papier, a été une expérience extraordinaire.
Cette terre de brume restera à jamais dans mon cœur ainsi que, je le sais, dans celui de milliers de lectrices.



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