J’ai traduit une dizaine de romances sportives, tant dans le monde du hockey que du football américain.
Je t’en parle ici.
Bosser sur des romances sportives, c’est entrer dans un monde où la camaraderie vaut parfois autant qu’un but marqué. Sur la glace qui crisse, à l’entrée du terrain, dans les vestiaires et sous les applaudissements du public, c’est un collectif qui se construit, une famille d’adoption.
Les différents membres d’une même famille
Ce que j’aime dans les histoires de Rebecca Jenshak et de Jennifer Sucevic, c’est que l’équipe n’est jamais un simple décor.
Au fil de ces séries, on s’attache à ces foyers improvisés.
Ces dynamiques.
Ces loyautés implicites.
Ces petites rivalités qui masquent une affection profonde.
On y trouve souvent les mêmes figures. Et elles fonctionnent, car elles reflètent quelque chose de très humain.
Par exemple :
🔹Le petit jeune qui cherche sa place. Maladroit, mais prometteur. Surprotégé ou défié par ses aînés. Derrière sa bravade pour paraître plus vieux, il cache des insécurités.
🔹Le nouveau, celui qu’on ne cerne pas, qui a l’air de garder ses distances, mais qui aide à résoudre la situation.
🔹Celui qui cache des secrets, qui se débat avec une part de lui-même que personne ne voit.
🔹Et puis il y a le capitaine. Ce pilier silencieux et solide, responsable de tout et de tout le monde, trop occupé à porter l’équipe pour penser à sa propre vie sentimentale.

Les tropes des amours interdits
Au milieu de ces groupes où les enjeux sont de taille, la romance naît souvent contre les règles.
🔸La sœur du meilleur ami, celle qui est hors limites si on ne veut pas gâcher une amitié de toujours.
🔸La fille du coach, cette patineuse artistique sur laquelle son père veille comme sur la prunelle de ses yeux.
🔸La jumelle de son adversaire qu’on devrait haïr… et pourtant.
Ces tropes donnent du piment aux romances sportives, car l’amour devient un risque, parfois même une trahison à demi assumée envers un ami que l’on considère quasiment comme un frère.
Conclusion : un groupe qui se sauve mutuellement
Ce qui me touche dans ces univers, notamment quand j’ai la chance de traduire plusieurs tomes, c’est que, loin de suivre une équipe (telle que les Wildcats), on suit en réalité un groupe qui apprend à s’aimer.
Au-delà des séquences pleines d’action qui font vibrer les lectrices des romances sportives, on reste pour voir les liens se tisser et notre ship favori arriver enfin, comme dans Coup de pouce.
Ainsi, pour les joueurs, l’équipe n’est pas seulement une expérience de fac, un maillot et les fêtes au bar après les matchs : c’est la première famille qu’ils ont choisie.
À lire aussi :



0 commentaires