S’il existe une figure emblématique de la romance (notamment dans celles que j’ai traduites), c’est bien celle du Highlander.
Depuis des décennies, il continue de séduire les lectrices de romances historiques, mais également contemporaines. En effet, il se décline à toutes les sauces : chef de clan, héritier d’un manoir, guerrier rencontré par une héroïne moderne grâce à un voyage dans le temps.
Chaque fois, le charme opère.
Mais au-delà de la vérité culturelle se déploie un fantasme littéraire que je vous propose d’explorer.

Le Highlander historique: ancré dans un territoire qui fait rêver
Je connais bien l’Écosse, un pays où j’ai vécu durant ma jeunesse. Dans les hautes terres et sur les îles, le climat est rude, les landes relativement inhospitalières: de grandes étendues de roches et de bruyère.

Historiquement, le Highlander naît sur une terre rude, morcelée en clans et en alliances fragiles contre les menaces débarquées du Nord ou des Sassenachs (les Anglais), selon l’époque.
Quand on traduit une romance historique de Highlander, il faut donc communiquer le paysage, donner l’impression que l’on visite vraiment ces lieux mythiques.
Mais attention : dans une romance, on ne prétend pas restituer la réalité brute des siècles passés.
Il y a toujours un filtre qui permet d’unir la réalité au mythe.
En plus, on doit parfois rechercher des mots en gaélique. Au fil des livres, c’est une expérience culturelle fantastique.
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Le Highlander mythique: un archétype amoureux
Contrairement à ce que l’on pourrait croire face aux couvertures des anciens Harlequin, dans la fiction, le Highlander n’est pas seulement un homme en kilt qui prend la pose en dévoilant ses abdos d’acier.
J’en parle d’ailleurs dans mon roman, Rêverie. Emma, passionnée par les romances historiques Fantasifemme, rêve souvent de Highlanders en petite tenue incarnés par Carlo, le mannequin italien mythique (Fabio, si tu nous entends…).
Derrière le costume, le Highlander mythique incarne l’archétype amoureux du protecteur à l’honneur sans faille. Charge familiale, guerre de clans, trahisons… C’est à travers ces épreuves que le héros révèle ses vulnérabilités.
J’aborde le sujet dans cet article. Le Highlander séduit, car il incarne une masculinité qui ne se démode pas.
Quelques exemples de traductions

Ma première romance écossaise a été L’Épouse du MacKinnon, un classique du genre par Tanya Anne Crosby. J’en garde de très bons souvenirs. J’ai dû mener quelques recherches, notamment pour traduire une chanson que j’ai ensuite écoutée en boucle pendant mes séances de traduction.
Dix ans plus tard, une de mes dernières traductions écossaises est Un baiser pour l’Écossais de Lauren Smith. On ne compte plus les romances qui tournent autour d’une fuite à Gretna Green pour épouser son Highlander en cachette !

Conclusion
Non, les Highlanders ne séduisent pas simplement parce qu’ils portent un kilt.
L’archétype du héros qui conjugue force et vulnérabilité séduit toujours, autant que l’attrait des terres écossaises qu’on peut visiter au détour d’un voyage en avion.
Bref, c’est un mythe vivant que la romance continue de réinventer.



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